• La Coquille et le Clergyman, de Germaine Dulac, d'après Antonin Artaud (1928, 28mn). Un clergyman amoureux d'une beauté romantique, triomphe de son rival, non de ses complexes. La réalisation de ce film d'avant-garde marque une date dans l'histoire du cinéma et du courant surréaliste. Journaliste et féministe militante, Germaine Dulac (1882-1942), cinéaste d'avant-garde éprise de recherches esthétiques, fut parmi les premiers, en France, à considérer le cinéma comme un grand art et, dès 1916, elle s'y consacra tout entière. Plus que ses films scénarisés par Delluc, Obey, Jean-Louis Bouquet ou Artaud, ses écrits théoriques ont établi sa réputation. Dans ce film présenté ici en 3 parties de 9mn, Germaine Dulac se sert de mouvements de caméra dramatiques et d'angles insolites pour exprimer, en accord avec les théories freudiennes, les frustrations et les fantaisies sexuelles d'un jeune prêtre. La censure britannique interdit le film sous le prétexte suivant : « il est si obscure qu'il semble pratiquement dénué de sens, mais si sens il y a, il ne saurait être qu'inconvenant. »








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